Histoire du site

11 janvier 1949 – 11 janvier 2014
65 ans d’histoire pour notre Etablissement

 

Toute maison, toute vieille demeure a son histoire. Comment le château de Forges et son environnement n’auraient-ils pas la leur?
  • Il faut remonter au Moyen-Age pour avoir les premières traces authentifiées de l’existence de ‘forgis », propriété d’un Seigneur, lequel eut différents successeurs. Il semble que le château devait être alors une construction relativement modeste.
  • C’est sous Louis XV qu’il fut complètement reconstruit et une belle basse-cour aménagée dans les communs, aujourd’hui Nazareth… cour du collège.
  • Au XIXème siècle, nous savons qu’une partie de la population de Forges travaillait pour le château. car on y menait joyeux train de vie! Les réceptions mondaines, dont l’une d’elles fut donnée en l’honneur du Président Félix Faure, ainsi que les chasses à cour, avec leur déploiement se succédaient.

C’était du temps d’un certain Jules Guichard. II avait amené quelques modifications plus ou moins importantes au château et avait fait graver ses initiales sur le fronton du château. Les deux guerres de 14 et de 40 avaient quelque peu arrêté fêtes et réceptions.
  • C’est en 1929 que Monsieur et Madame Essig firent l’achat du château et de son domaine. Le nom de ces nouveaux propriétaires ne doit pas nous être indifférent, puisqu’il est très lié à la venue de l’Assomption à Forges.
Voici comment: Transposons-nous par la pensée au pensionnat de l’Assomption de Saint Dizier. Qui se serait douté alors qu’une de ses élèves Alice Champenois deviendrait un jour par son mariage Mme Essig, et du coup, serait propriétaire de ce château en Seine et Marne ?
Mais direz-vous, quel rapport y a-t-il entre cette dame et la présence de l’Assomption ici ? En 1948, après la mort de son mari, Madame Essig résolu de léguer sa propriété (plus de 15 hectares) à une oeuvre d’éducation. C’est alors qu’elle se souvint presque naturellement, des si belles années de pension à St Dizier. Elle l’offrit donc à la Supérieure Générale de l’époque, elle-même ancienne de St Dizier, Mère Marie Johanna. L’offre étant acceptée avec beaucoup de reconnaissance, une partie de l’année se passa en démarches, visites, travaux de toutes sortes. Puis, peu à peu. les camions de déménagement déchargèrent meubles, malles en provenance d’Andecy dans la Marne, que l’Assomption allait quitter au profit de Forges.
  • C’est le 11 Janvier 1949 que deux sœurs, clés en main, prirent possession des lieux en avant coureur d’une communauté qui devait d’abord compter le noviciat, lequel débarqua le 21 avril au nombre de 16, ainsi que quelques sœurs.
  • Mai et juin virent la Communauté s’agrandir encore. Les annales de la maison font mention d’une élève venue de Paris début 1950. Elle repartira en mars après quelques semaines d’essais infructueux. Mettons-nous à la place de cette enfant de 12 ans. Le 1er mai 1950, deux jeunes enfants, deux sœurs, étaient accueillies à nouveau comme élèves avec un meilleur succès.
  • Débuts qui semblent bien modestes, n’est-il pas vrai, pour qui connaît Forges aujourd’hui. En octobre 1950, on prépare activement l’ouverture du pensionnat, deux classes de leçons et une belle salle d’étude au 1er étage, au second, un petit dortoir et deux petites chambres. Pour une dizaine d’élèves, c’est amplement suffisant !
Il faudra attendre 1953 pour que, le noviciat ayant définitivement quitté Forges, le pensionnat s’agrandisse et que l’on fasse appel à une laïque de Montereau pour des leçons.
Et depuis, la vie à Forges a poursuivi son cours, aménagements, agrandissements, nombre croissant d’élèves etc… Pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui.
 Devenus héritiers de tout un passé, celui de la demeure et celui de l’Assomption, nous nous devons de faire mémoire. Mémoire de reconnaissance envers tous ceux. connus ou inconnus à qui nous devons d’être ici aujourd’hui, tels que nous sommes.
 En route vers un nouveau cinquantenaire !…